Ma carrière sportive en natation synchronisée

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MON SPORT : LA NATATION SYNCHRONISÉE

Solo 1978

Solo Danse Hongroise 1978Enfant je rêvais d’être petit rat à l’Opéra de Paris et j’adorais l’eau. Dès l’âge de 6 ans, j’ai appris -sur les conseils de mon grand-père qui ne savait pas nager !- à faire mes premières brasses avant d’intégrer le club de Joué lès Tours (37), la ville de mon enfance.

Cette discipline alors inconnue en France est devenue une véritable passion et je ne vivais que pour danser dans l’eau. J’ai commencé à la pratiquer 3 heures par semaine pour finir par m’entrainer 7 heures par jour en préparation des Jeux Olympiques.

Entre les deux : 13 ans de passion, de joies, de doutes, d’efforts et de nombreux titres

  •  Un titre Mondial
  • 4 titres Européens
  • 13 titres Nationaux
  • 3 finales Olympiques aux JO de Los Angeles (1984) et ceux de Séoul (1988)

J’ai ensuite rejoins le club de l’AS RIPAULT Mons (37), où Dominique Blanc-Lainé a ouvert une section de natation synchronisée. Grâce à ses qualités d’entraineur, j’ai accédé au niveau régional l’année suivante.

Je me sentais heureuse au milieu de mes partenaires d’équipe : Florence et Caroline LEFRANC, Anne CAPRON et C GAUTHIER.

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J’ai changé de club après mon entrée en équipe de France, à l’âge de 14 ans. Ma maman devenue entraineur du club des Enfants Neptune de Tours m’a prise sous sa coupe et permis de glaner mes premières médailles nationales en junior et sénior.

Les débuts furent difficiles à l’INSEP (Institut National du Sport et de l’Éducation Physique) où l’Équipe de France se

1er stage INSEP Equipe de Franceréunissait en stage chaque vacance pour préparer les compétitions internationales. L’intégration au milieu de jeunes femmes âgées de 16 ans à 20 ans fut douloureuse. Mais j’ai puisé dans l’expérience vécue la rage de les devancer pour finir sur la plus haute marche du podium dont je ne plus jamais en redescendre.

C’est avec Françoise Noyer alors entraineur national que j’ai rejointe à l’âge de 17 ans, que j’ai pris mon envol international. Notre relation était houleuse, fusionnelle, tendue et passionnante à la fois. Avec Françoise j’ai connu la rigueur de l’entrainement, de grandes joies et des défaites que nous avons traversées ensemble avec beaucoup de respect mutuel.

Je dois à cette Grande Dame de la natation synchronisée mes plus belles victoires. L’avoir à mes côtés m’a permis de me construire sur des valeurs fortes, dans un monde d’exigence, de rigueur, de travail d’équipe. Merci Françoise !

 

Une carrière se construit sur des moments de doutes, de grandes fatigues, parfois même de désespérance

MA PLUS BELLE VICTOIRE : LES CHAMPIONNATS DU MONDE MASTERS DE KAZAN EN 2015

3 Podium Kazan

J’ai réemprunté les sentiers de la compétition mondiale en 2015 pour incarner par l’exemple les messages que je diffuse lors de mes conférences et mes formations. Pour prouver dans une réalité concrète, que les techniques que j’utilisais dans le sport il y a 25 ans et que je continue d’utiliser dans toutes mes activités actuelles, marchent toujours. Ce n’est pas une question d’âge, ni d’argent. C’est une question de préparation, de travail en équipe, de volonté, de bon sens :

S’entourer d’une équipe

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Françoise NOYER qui est revenue sur le bassin pour m’entrainer, David LAKE acupuncteur qui s’est occupé de ma préparation physique et mon bien-être général, Géraldine SOURDOT qui s’est occupée de ma communication sur les réseaux sociaux.

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Xavier DUTHEIL, mon préparateur mental qui aujourd’hui partage ma vie

Avec mes fils

Mes deux fils, Quentin et Killian, qui ont été très importants lors des moments de doute, de fatigue. Un grand projet a plus de chance d’aboutir si l’entourage soutient, encourage, participe.

Capitaliser sur ses talents et les développer, plutôt que tenter de gommer ses faiblesses

12. Geste de coupe-coupe = le secret de la position verticale

C’est à travers la natation synchronisée que j’ai le mieux exprimé mes talents (créativité, quête de l’excellence, plaisir dans la difficulté). Cela implique d’accepter de ne pas faire tout parfaitement. Donc de reconnaitre nos forces et d’accepter nos faiblesses

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Nous pouvons changer d’univers de travail, de poste, de collègues, nos talents continuent de s’exprimer à travers ce que nous faisons

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En donnant du sens à ce que nous faisons, en focalisant notre énergie sur nos talents et en comblant nos faiblesses avec les forces des autres, nous créons notre réussite et aidons les autres à construire leur propre parcours.

Croire en ses rêves et les voir se réaliser entourée des personnes qui nous ont soutenue, donne du sens à la vie

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Deux épreuves déterminent le classement des nageuses et le podium : une épreuve où les figures sont imposées et où chaque nageuse doit les exécuter toutes et dans le même ordre que ses concurrentes. Seuls restent libres les bras et les transitions. Même le maillot noir et le bonnet blanc sont imposés pour gommer toutes références aux pays. Cette épreuve permet de juger la qualité technique de l’athlète. Ici mon solo technique de Kazan

Et une épreuve libre où la nageuse peut exprimer toute sa personnalité à travers sont choix de musique, de maillot, de bras et de figures. Seule la durée du programme est imposée. Ici bientôt mon solo libre de Kazan.

Merci à France 2 et à tous les médias français d’avoir couvert mon retour à la compétition avec enthousiasme. C’est aussi grâce à vous que j’ai gagné !

La poétesse Stephan Mary a fait une jolie rétrospective de ma carrière. MA CARRIÈRE EN IMAGE.

Joséphine et moi lors d’une belle rencontre au Maryland d’Antilles